Formations en milieu rural
Comment on apprend et sont construits les savoirs paysans au Sud ; quelles
conditions du changement impulsé de l’intérieur ? quel rôle de la formation,
quelle place et le rôle des formateurs dans ce processus ? Des questions qui
avaient été débattues dans le groupe de travail de l’Inter-réseaux sur es
formations en milieu rural (cf. « Formations professionnelles rurales en
Afrique sub-saharienne : Prendre en compte les modes d’apprentissages
paysans : Synthèse de Denis Pesche et Loïc Barbedette. Paris :
Inter-Réseaux, 2004. - 85 p. »
http://www.inter-reseaux.org/rubrique.php3?id_rubrique=4
» ou le Dossier Grain de sel n°26
http://ancien.inter-reseaux.org/publications/graindesel/gds26/GDS26couv.htm)
Ce sont aussi des questions qui seront abordées lors de la formation organisée prochainement par le Forum de Delphes autour de « L’impact des différences culturelles - le cas des formations dans les projets de développement rural » (9-10 novembre 2005, Paris) : http://www.ficus-forum.de/index.php?site=5&active=2&lang
ALIMENTERRE du 12 au 20 octobre
France
C’est une campagne de sensibilisation qui relie la permanence de la faim et la dégradation de la petite agriculture des pays les plus pauvres. C’est une autre façon de parler de la faim, en insistant sur les causes et en identifiant les moyens réels de la faire reculer. Créée il y a cinq ans par le Comité français pour la solidarité internationale, ALIMENTERRE regroupe désormais plus de 160 associations et organisations locales qui proposent dans toute la France des clés pour comprendre et des propositions pour agir. Pour marquer la journée mondiale de l’alimentation (16 octobre), des animations sont organisées dans de nombreuses villes. Au programme de l’édition 2005 : des débats citoyens, des rencontres avec des paysans du monde, des marchés alimentaires et solidaires, des animations et outils pédagogiques pour les écoles. Le site présente en outre la programmation par région.
Mali : Loi d’orientation agricole
Le processus de concertation pour l’élaboration de la Loi d’orientation agricole qui s’est déroulé depuis le début de l’année 2005 au Mali touche à sa fin. Vous trouverez présentés les différents textes de travail issus de ces concertations. Grâce à une utilisation judicieuse des outils de communications, les différents acteurs maliens engagés dans ce processus nous ont permis de suivre leur travail : c’est remarquable.
Avant-projet de la Loi d’orientation agricole
Sur le site du ministère de l’Agriculture
http://www.maliagriculture.org/LOA/PROJETLOA.html
A signaler que le ministère de l’Agriculture propose également sur son site le mémorandum paysan sur la Loi d’orientation agricole.
http://www.maliagriculture.org/
Mémorandum paysan sur la Loi d’orientation agricole du Mali
Sur le site internet des concertations paysannes / Partenariat CNOP - Axe formation
Le mémorandum paysan a été validé lors de la synthèse paysanne nationale tenue à Ségou, les 12, 13 et 14 septembre 2005. Il comporte :
une déclaration politique
la synthèse des concertations paysannes (états des lieux, propositions et réflexions pour l’élaboration de la LOA et sa mise en application)
un avant-projet de Loi d’orientation agricole paysan
http://loa.initiatives.net.ml/rubrique.php3?id_rubrique=8
« Le Vietnam, un exemple pour les économies en transition »
C’est le titre du commentaire de l’agence officielle vietnamienne d’information, sur l’article original en anglais du journal « Business Day » (Johannesburg). Si le résumé est un peu tronqué voir partial, c’est une bonne introduction à la lecture de l’article original (en anglais). Il y est ainsi expliqué les facteurs du développement du Vietnam, et notamment le rôle du secteur agricole. http://www.vnanet.vn/NewsP.asp?LANGUAGE_ID=3&CATEGORY_ID=36&NEWS_ID=169338
L’article original :
No Rice-Paper Tiger Economy Business Day (Johannesburg), 3 octobre 2005 http://www.businessday.co.za/articles/topstories.aspx?ID=BD4A97925 (site du journal)
ou encore http://allafrica.com/stories/200510030114.html (sur le site allAfrica)
Un outil de financement pour les PME
Découvrez le fonds de capital-risque "Fonds Afrique"
Les PME africaines souffrent du manque de financement moyen - long terme pour se développer (crédit d’investissement, fonds de roulement), ce qui bloque l’essor du tissu économique local. Le microcrédit, comme son nom l’indique, est trop « micro » et le crédit bancaire classique ne leur est pas accessible car elles souvent sous-capitalisées. De là est née l’idée de créer un outil de financement permettant d’abonder le capital de PME africaines (et de faire effet de levier sur le financement bancaire) : le FONDS AFRIQUE. Une initiative intéressante menée par les associations GARRIGUE et TECH-DEV.
http://www.tech-dev.org/Rubriques/page.php?p=partenaire.detail&par=59&idPays=15>
Une note de présentation du "Fonds Afrique" est également disponible (11 pages mais 1,5 Mo)
http://www.tech-dev.org/Rubriques/upload_files/note_presentation_fonds_afrique_2005.pdf
Innovations techniques agricoles
Dans un bulletin de veille précédent, nous vous avions présenté les nouvelles techniques de semis direct sous couverture végétale (SCV) qui se sont développées très rapidement ces dernières années en Amérique du Sud mais également à Madagascar avec l’appui du Cirad et de ses partenaires. Le Cirad propose un site spécifique sur ces innovations dont nous rappelons les références et... l’intérêt. D’autant plus que cette semaine se tient à Nairobi au Kenya le 3ème congrès mondial sur "l’agriculture de conservation". Un terme un peu nouveau qui englobe notamment des techniques comme le SCV. Compte tenu de l’importance de ces innovations, l’Inter-réseaux va préparer un dossier plus complet sur ce sujet et proposera un article de fond dans un prochain numéro de Grain de sel.
Le semis direct sous couverture végétale
Le semis direct est un système de semis dans lequel la semence est placée directement dans le sol. Dans ce système, le sol n’est jamais travaillé et une couverture morte ou vivante est maintenue en permanence. Les pailles proviennent des résidus de cultures, de cultures intercalaires ou de cultures dérobées. La gestion agrobiologique (à ne pas confondre avec l’agriculture biologique, nous parlons maintenant d’agroécologie pour éviter cette confusion courante) concerne l’ensemble des techniques protectrices du sol et améliorantes de sa fertilité, mais en même temps productives et économes en intrants chimiques.
http://agroecologie.cirad.fr/index.php?rubrique=scvdef&langue=fr
Les promesses de l’agriculture de conservation en Afrique
Le 3ème Congrès mondial sur l’agriculture de conservation se tient à Nairobi du 3 au 7 octobre 2005. L’agriculture de conservation est prometteuse en Afrique subsaharienne : elle permet de contrôler l’érosion des sols, d’inverser le processus de dégradation, d’obtenir des rendements plus stables et d’économiser main d’oeuvre et carburant, indique la FAO. La réunion a pour objectif d’examiner les résultats des expériences récentes menées en Afrique et dans d’autres parties du monde et de promouvoir le débat parmi les décideurs (gouvernements, agriculteurs, société civile, organisations internationales, bailleurs de fonds, etc.).
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2005/107839/
L’Afrique au rendez-vous de la sécurité des aliments
FAO, 3 octobre 2005
Des experts de 50 pays planchent sur des systèmes alimentaires plus sûrs. Les toxi-infections alimentaires sont une grave menace en Afrique, surtout pour les personnes déjà affaiblies par des maladies dévastatrices comme le paludisme et le VIH/SIDA. La FAO et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme à la première Conférence régionale sur la sécurité sanitaire des aliments en Afrique qui se déroule pendant quatre jours sous leurs auspices. Il est devenu urgent de mettre en place en Afrique un système efficace pour veiller à la sécurité sanitaire et à la qualité des aliments afin de sauver des vies et d’offrir de nouvelles possibilités économiques sur tout le continent.
Le programme SFP : aider les pays ACP à répondre aux exigences sanitaires du marché international
Le programme SFP (Strengthening Fishery Products Health Conditions in ACP/ OCT Countries ou Amélioration de l’Etat sanitaire des Produits de la Pêche dans les Pays ACP et les PTOM ) a été créé en 2002 pour aider les pays ACP et Pays et Territoires d’Outre-Mer européens à mettre en place des mesures et des dispositifs de contrôle de la qualité sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture destinés à la consommation humaine. L’objectif : permettre à ces pays d’améliorer leur production et de développer leurs exportations vers les marchés européens.
Un site web : La page d’accueil s’ouvre sur une rubrique « Actualités » qui traite des projets en cours et fournit des informations sur la filière. La rubrique « Présentation du programme » contient tous les documents de référence du programme. Les données relatives au contrôle sanitaire des produits de la pêche dans les pays concernés par le programme SFP sont consignées au sein de la rubrique « Situation par pays ». Enfin un centre de documentation en ligne donne accès à des documents complémentaires et liens utiles. Le programme SFP édite également un bulletin ’"SFP Info" téléchargeable (abonnement gratuit possible en version papier). Existe également en anglais.
Note de conjoncture Osiriz n° 905, Septembre 2005
Arroz Brasileiro - Patricio Mendez del Villar
En 2005, la production mondiale aurait atteint 600 Mt soit l’équivalent de 400 Mt de riz usiné ce qui reste en dessous des besoins de consommation évalués à 414 Mt et entraîne une diminution des stocks mondiaux, les plus bas depuis 1982. la production a surtout augmenté en Chine grâce à une revalorisation des prix internes et une utilisation massive de semences hybrides. Le déficit de l’Afrique reste important, 7,5 à 8 Mt, soit 1/3 des importations mondiales.
Etude d’une proposition d’organisation des outils de gestion du risque de marché au bénéfice des filières cotonnières africaines
Jean Cordier, septembre 2005
La pérennisation des filières cotonnières africaines exige la mise en place d’un mécanisme d’atténuation des effets de la volatilité des cours. Les expériences passées montrent que la stabilisation autoritaire par l’État est coûteuse et ne favorise pas une gestion saine de la filière. Cette étude est un synthèse théorique montrant qu’il est possible d’associer des fonds de soutien interprofessionnels (tels qu’ils existent au Burkina Faso ou au Cameroun) gérés par les filières et les systèmes de gestion du risque prix basés sur les instruments du marché. Ce document a été présenté à la réunion des experts de la Zone franc le 19 septembre 2005 à Paris. Il rentre dans le cadre du "Plan d’action pour la mise en œuvre du partenariat Union européenne - Afrique sur le coton" adopté à la suite du forum sur le coton organisé en juillet 2004 à Paris. Il devrait faire l’objet d’études au cours de différents ateliers à venir avant d’être présenté à la conférence des ministres des finances de la Zone franc.