Le quatrième forum de l’Agoa se tient à Dakar
18 juillet 2005 - site d’afrik.com
Le quatrième forum de l’African Growth and Opportunity Act, auquel le secrétaire d’Etat américain, Condoleezza Rice prend part, a débuté ce lundi à Dakar, la capitale sénégalaise. Représentants des gouvernements, opérateurs économiques mais surtout acteurs de la société civile originaires des 37 pays africains éligibles à l’Agoa et des Etats-Unis se penchent, encore une fois, sur les voies et moyens de faire profiter davantage le continent de ce débouché commercial vers l’Oncle Sam. Fred O. Oladeinde, président de la Fondation pour la Démocratie, co-organisateur de ce forum, situe les enjeux de cette rencontre pour la société civile.
Programme des pluies provoquées : « le pari est gagné », selon le chef de l’État (Sénégal)
Le Soleil (Dakar), Ibrahima K. Ndiaye, publié sur AllAfrica.com le 20 juillet 2005
Grâce à des apports techniques du Maroc, les sénégalais sont capables de détecter les nuages et de provoquer la pluie. Le directeur de la météo s’est félicité des quantités excédentaires des pluies par rapport à la normale et des bonnes dispositions des Sénégalais à assimiler le processus de modification artificielle du temps.
Mi 2005, la Terre compte presque 6,5 milliards d’individus
D’après l’AFP sur le site NovaScoop.News
La Terre va compter en 2005 6,5 milliards d’individus, selon les dernières estimations des démographes qui se sont réunis pour leur congrès mondial en juillet à Tours (France). Sur 100 terriens, 61 vivent en Asie, 14 en Afrique, 11 en Europe, 9 en Amérique latine, 5 en Amérique du nord, et moins d’une personne en Océanie. Et les disparités sont énormes : l’espérance de vie se limite à 40 ans au Malawi alors qu’elle atteint 82 ans au Japon.
Mali : Nanguila empoisonné aux pesticides
RFI, D. Samson, 20 juillet 2005
Au Mali, où vient de se tenir une réunion internationale sur l’élimination des stocks de pesticides périmés, le cas du village de Nanguila, à une centaine de kilomètres de Bamako, est révélé dans la presse comme un cas typique d’empoisonnement à craindre à plus grande échelle.
OMC : Les Africains maintiennent la pression pour que des progrès soient réalisés d’ici la fin juillet sur la question du coton.
Lorsque le sous-comité du coton s’est réuni le 18 juillet 2005, un groupe de pays africains s’est dit déçu que d’autres membres n’aient pas réagi par écrit aux "modalités" proposées par le Groupe africain. L’Union européenne a répondu qu’elle avait réagi à la proposition lors de réunions antérieures et déjà proposé formellement des actions plus rapides sur les parties d’un accord sur l’agriculture qui porteraient sur le coton. Les États-Unis ont décrit les mesures qu’ils prenaient pour éliminer les subventions qui avaient été jugées illégales dans le cadre d’un récent différend.
Le résumé de la réunion en anglais sur le site de l’OMC.
http://www.wto.org/french/news_f/news05_f/cotton_18july05_f.htm
Rappel :
Les propositions d’éléments de modalités dans le cadre de l’initiative sectorielle en faveur du coton présentées par le groupe africain le 19 avril 2005 qui concernaient : l’accès aux marchés, l’élimination des mesures de soutien et des subventions à l’exportation, la création d’un fonds d’urgence.
http://docsonline.wto.org/DDFDocuments/u/tn/ag/SCCGEN2.doc
La création du sous-comité Coton : les membres de l’OMC ont établi, le 19 novembre 2004, un organe chargé spécifiquement de la question du coton dans le cadre des négociations sur l’agriculture. L’accord sur la création d’un organe chargé spécifiquement de la question du coton est l’un des éléments de la réponse que les gouvernements membres de l’OMC ont donnée aux propositions de quatre pays africains - Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad - concernant ce secteur (la proposition sur le coton, qui inclut également des questions de développement, est aussi examinée au Conseil général.)
http://www.wto.org/french/news_f/news04_f/sub_committee_19nov04_f.htm
Dagris, la "Vieille dame fringante"<br>
L’Intelligent, P. Airault, 10 juillet 2005
Dagris reste le principal opérateur coton en zone franc, mais près de 34 % du chiffre d’affaires du groupe est dorénavant réalisé en Asie. Si la production et le négoce de coton restent son cœur de métier, Dagris diversifie ses activités dans le secteur des oléagineux, notamment en direction du Brésil. A moins de six mois de la privatisation de l’ex-Compagnie française pour le développement des fibres textiles, son patron, Gilles Peltier, se veut rassurant : les repreneurs devront souscrire aux valeurs de l’entreprise.
http://www.jeuneafrique.com/gabarits/articleJAI_online.asp?art_cle=LIN10075vieiletnagn0
Du coté des organisations paysannes
Chambre d’agriculture du Mali : passation de pouvoir en douceur
Le président des groupements syndicaux des producteurs cotonniers et vivriers du Mali, Bakary Togola, a été élu la semaine dernière, nouveau président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), pour un mandat de cinq ans.
L’Essor en ligne, M. Coulibaly, 19 juillet 2005
http://www.essor.gov.ml/sem/cgi-bin/view_article.pl?id=10322
Aviculture en Côte d’Ivoire : l’Association nationale des aviculteurs de Côte d’Ivoire (Anavici) a été créée au cours d’une assemblée générale constitutive tenue le 16 juillet 2005 à Cocody. Le président élu M. Diaby Karamoko a estimé qu’avec cette nouvelle structure, les intérêts des éleveurs seront mieux protégés.
À signaler qu’il existait déjà une interprofession pour la filière avicole, l’interprofession de l’agriculture ivoirienne (Ipravi).
Le Patriote, J.E. Adingra, édition du mardi 19 juillet 2005
http://lepatriote.net/lpX3.asp?action=lire&rname=Accueil&id=18606
Roppa : le lobbying des paysans ouest-africains
Djibo Bagna, secrétaire général de la plate-forme paysanne du Niger, explique à Afrik.com la démarche du Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest et parle de la situation au Niger.
Afrik.com, Saïd Aït-Hatrit, vendredi 8 juillet 2005
http://www.afrik.com/article8590.html
Les leaders du Burkina Faso formés aux enjeux commerciaux des accords internationaux (APE et Tec)
La Confédération paysanne du Faso, en collaboration avec le Roppa a organisé du 12 au 15 juillet 2005 à Ouagadougou, un atelier de formation sur les enjeux commerciaux des accords internationaux (APE-OMC) au profit des leaders paysans du Burkina mais également des représentants d’autres institutions. Concernant les politiques régionales, les leaders paysans ont émis leurs craintes quant à l’extension du Tarif extérieur commun (TEC) adopté dans le cadre de l’Uemoa au niveau de la Cedeao.
Sidwaya B. SANGA, A. COULIBALY, mercredi 20 juillet 2005 sur le site lefaso.net
http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=8540&id_rubrique=3
Le "genre" en question
Défis Sud n° 67, la revue de SOS Faim
Où en est la condition féminine dans les pays du Sud, dix ans après la Conférence mondiale de femmes de Pékin ? Avant, on parlait en termes simples, des « droits de la femme », des « mouvements féministes ». Aujourd’hui le « genre » est une notion partout présente. Est-elle bien comprise, résiste-elle à l’épreuve de la réalité ? Les réflexions sur l’avenir et le rôle des femmes des pays pauvres ont atteint un haut niveau de complexité. Mais la mise en pratique de la théorie se heurte à de nombreux obstacles. Sur le terrain, c’est trois pas en avant, deux pas en arrière... En Afrique, les mouvements de femmes sont léthargiques. Les initiatives des femmes africaines sont conditionnées par les priorités des bailleurs de fonds. La bataille pour la condition des femmes du Sud a fait un tout petit bout de chemin, mais n’est pas au bout de ses peines.
Tous les articles ne sont pas en ligne mais vous pouvez lire :
"L’Afrique ou le féminisme alimentaire", un entretien avec Marie-Angélique Savané (sociologue et féministe sénégalaise)
http://www.sosfaim.be/Defis-Sud/ds67/32-33%20defis%20sud%2067.pdf
"Drôle de genre de coopération" par Hélène Ryckmans (Chargée de mission, Le monde selon les femmes).
http://www.sosfaim.be/Defis-Sud/ds67/21-23%20defis%20sud%2067.pdf
L’adresse du site de SOS Faim Belgique pour plus d’information sur Défis Sud et comment s’abonner.
http://www.sosfaim.be/
Refonder les critiques sur les organismes génétiquement modifiés
Les organisations de la société civile du Mali se placent à la pointe du combat contre les OGM en Afrique de l’Ouest (voir à ce sujet la déclaration du forum social de Fana qui s’est tenu du 6 au 9 juillet 2005, lien à partir de la rubrique "agenda" du site de l’Inter-réseaux http://www.inter-reseaux.org). Le site "Penser pour agir", dédié aux acteurs du développement rural au Mali se veut un espace de réflexion. À ce titre il publie une contribution de Michel Gillet, ancien directeur de recherche à l’Institut national de recherche agronomique (France) intitulé : "Refonder les critiques sur les organismes génétiquement modifiés". Les critiques habituellement faites aux OGM ne sont pas toujours pertinentes. Des informations précises permettent de situer celles qui le sont selon le type d’OGM, et dans ce cas, celles qui ne sont pas spécifiques à cette méthode d’amélioration.
Biotechnologies (conférence de la Cedeao à Bamako du 21 au 24 juin 2005, suite)
Dans le bulletin de veille précédent, nous n’avions pu présenter les documents officiels de cette conférence qui n’étaient pas encore accessibles en ligne. C’est le cas maintenant sur le site de "La plateforme" qui propose la totalité des documents de cet atelier y compris les documents préparatoires.
Le rapport final : Rapport de la réunion des experts de la Conférence ministérielle des pays de l’espace Cedeao sur la biotechnologie
Le rapport présente un résumé des différentes allocutions d’introduction par les représentants du ministère de l’Agriculture du Mali, de la Cedeao, de l’USAID, du gouvernement des États-unis, du Roppa et Recao, les conclusions et recommandations de la conférence (développement et l’utilisation des biotechnologies, approche régionale pour la bio-sécurité, stratégie et politique d’information et communication en biotechnologies, institutionnalisation d’une conférence ministérielle) et une synthèse des présentations.
http://www.hubrural.org/ressources/documentation.php?lang=fr&id_doc=3202
Les documents préparatoires (documents de discussions) :
Il en existe plusieurs : "Coopération agricole en biotechnologie pour la Cedeao", "L’approche régionale de la bio-sécurité en Afrique de l’Ouest", "Plan d’action en biotechnologie agricole pour la Cedeao"... Ils sont accessibles dans la rubrique "Ressources en ligne / documentation" du site de "La Plateforme" (taper Cedeao dans la rubrique "auteur" du moteur de recherche). Nous avons sélectionné le document suivant :
Document d’information : "Politique et stratégie d’information et de communication de la Cedeao sur la biotechnologie".
Les gouvernements des pays de la sous région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre utiliseront des stratégies efficaces et appropriées d’information et de communication en vue de promouvoir le développement et l’application de la biotechnologie et de la bio-sécurité pour un développement durable de la production et de la productivité agricole dans le but de réduire la famine et la pauvreté dans la sous région.
http://www.hubrural.org/ressources/documentation.php?lang=fr&id_doc=3187
La position des organisations paysannes et des producteurs à la conférence régionale sur les biotechnologies en Afrique de l’Ouest
Cette note présente le message des producteurs, membres du Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (Roppa) et du Réseau des chambres d’agriculture d’Afrique de l’Ouest (Recao), lors de la conférence ministérielle sur les biotechnologies en Afrique de l’Ouest. Les producteurs agricoles ne sont pas contre des savoirs scientifiques exogènes qui viennent compléter les savoirs séculaires... Mais ne sont pas d’accord d’utiliser n’importe quel produit et dans n’importe quelle condition. Les OGM sont l’exemple même de ces produits.
http://www.hubrural.org/ressources/documentation.php?lang=fr&id_doc=3189
François Traoré, héraut de la révolte des cotonniers africains
Le Monde, Philippe Bernard, édition du 10 juillet 2005
Intégré à l’équipe qui, en collaboration avec la firme américaine Monsanto et la société helvético-britannique Syngenta, expérimente le coton transgénique, dont les autorités burkinabées attendent beaucoup, François Traoré hausse le ton : "Que les Européens nous laissent le pouvoir d’analyser ce qui est bon pour nous. Après tout, les leçons de développement qu’ils nous donnent depuis quarante ans ne nous ont guère fait avancer ! "
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-671196@51-669395,0.html